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histoire de Saint-Lumine

historique de la commune
Les origines

Partie occidentale du canton de Saint-Philbert-de-Grandlieu, Saint-Lumine-de-Coutais est une commune rurale de 1764 hectares de superficie, dont 550 de marais, et qui compte environ 2000 habitants.

Le bourg est édifié à proximité d'une ancienne villa gallo-romaine. De cette époque, il reste « l'allée des buis » (site naturel classé). Ces buis arborescents, dont certains atteignent les 10 mètres de haut, poussent en effet sur des souches vieilles de plus de deux mille ans.

Les premières mentions de Saint-Lumine se trouvent dans les énumérations des terres relevant de l'abbaye de Villeneuve au milieu du XIème siècle.

Le nom de Saint-Lumine dérive de celui de son saint patron, Léobin, né à Poitiers à la fin du Vème siècle et qui fut évêque de Chartres de 544 à 557.

De Sanctus Leobinus on passe à Sanctus Liminius en 1059, puis Seint Lemine en 1362 et Saint Lumine de Coustays en 1409. Le nom de Coutais vient quant à lui d'une racine latine costa signifiant coteau.

Les habitants de Saint-Lumine sont appelés « luminois ».


L'église paroissiale

Les plans ont été dessinés par l'architecte Mathurin Fraboulet. La première pierre est posée par le curé Droneau le 6 novembre 1886. Ouverte au culte en 1888, elle fut consacrée par Mgr Rouard le 4 septembre 1901. Dans le chœur, le maître-autel est flanqué de deux statues, à gauche saint Symphorien, martyr du IIIème siècle et, à droite, saint Amand, né au VIème sur les bords du lac et qui fut évêque de Maëstricht et de Tongres (Pays-Bas) en 649. Les quatorze vitraux du chœur, œuvres du maître verrier nantais Meuret, relatent la vie et les miracles de saint Léobin et portent les portraits des apôtres et des évangélistes. Les deux autels du transept sont dédiés au Sacré-Cœur (côté nord) et à la Vierge Marie (côté sud).

Le clocher, achevé en 1901, est surmonté, chose rare en France, d'une statue du Sacré-Cœur. Sa façade est ornée de sept statues, avec de haut en bas et de gauche à droite, saint Léobin, saint Pierre, saint Paul, saint Joseph, saint Jean-Baptiste, saint Etienne et saint Mathurin ; ce sont, en dessous du saint patron de la paroisse, ceux des principaux acteurs de la construction de l'église. Les vitraux du clocher, au niveau de la tribune, rappelle les apparitions de la Salette.


La chapelle Notre-Dame-du-Châtelier

Elle est sans doute le premier édifice religieux de la paroisse. A l'intérieur, le retable, de style baroque, est en bois polychrome du XIXème siècle, la chapelle conserve également une Vierge en bois sculpté du XVIIIème, une sainte Marguerite foulant aux pieds le dragon également en bois peint et qui date du début du XIXème, ainsi qu'une statue de saint Jean-Baptiste de la même époque. Depuis 1989, la commune a reconverti cette chapelle en un musée d'art sacré. L'autel y est reconstitué dans sa disposition d'avant le concile Vatican II.


Le moulin de l'Ebaupin, mémorial des guerres de Vendée

Ce moulin à vent fut le témoin de l'exécution des frères Billot, Jean-Marie et Simon, meuniers, fusillés le 13 avril 1793 lors d'un passage de l'armée de Mayence. Un mémorial y fut aménagé et inauguré le 12 septembre 1954. A l'intérieur des plaques de marbre portent les noms des 272 victimes de la Terreur (ce qui représente près du quart de la population d'alors). A l'extérieur, une croix, adossée au moulin, commémore la mort des deux frères.


Le prieuré de Saint-Symphorien

L'origine de ce prieuré remonte à la donation faite à l'abbaye de Villeneuve en 1201 de biens fonciers sis en Saint-Lumine. Aujourd'hui, nous pouvons voir un corps de logis caractéristique du XVIème siècle avec notamment des fenêtres à meneaux en pierre. La chapelle est plus ancienne et remonterait au XIIIème siècle. Le 17 février 1618 y fut célébré le mariage de Louis de Sesmaisons, sieur de l'Isle, avec demoiselle Françoise de Vauldray, dame de la Haye (la seigneurie de la Haie a droit de justice sur une partie de Saint-Lumine). Au cours du XVIIIème, les moines désertent le prieuré, mais le domaine de Saint-Symphorien constitue cependant à la veille de la Révolution une des plus belles métairies de la paroisse.


Trois seigneuries se partagent la paroisse

A la veille de la Révolution, trois seigneuries se partagent le territoire de la paroisse, le marais communs, la Padiolière, le Pas-Clavier, le Pé-Gobin, la Bromière dépendent de la vicomté de Loyaux qui, anciennement relevait du duché de Bretagne et depuis le rattachement de cette province fait donc partie du domaine royal.

Le reste de la paroisse se divise à part égale entre la juridiction du Prieuré et celle de Villeneuve et la Haie ; ce sont là deux seigneuries ecclésiastiques qui n'ont qu'un droit de basse et moyenne justice, mais qui perçoivent des droits sur les récoltes de céréales et de vin. Les moines du prieuré de Saint-Philbert et ceux de l'abbaye de Villeneuve sont représentés par des officiers de justice habitant la paroisse telle la famille Reliquet.
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